Planning familial : 60 ans de luttes
Le vendredi 22 mai, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’antenne Bayonnaise du Planning Familial, j’ai pu assister à une représentation du spectacle « Furtives », présenté par la compagnie de théâtre de rue La baleine Cargo, en partenariat avec l’OARA.
Au fil d’une « insurrection poétique » aux multiples facettes, mêlant théâtre, danse, slam, chant polyphonique, chansigne et street art, les droit reproductifs ont été célébrés avec force et créativité.
Qu’est-ce que le planning familial ?
Créée en 1956, sous le nom de « La maternité heureuse », l’association féministe milite pour un accès inconditionnel à la contraception, à l’avortement, à l’éducation à la sexualité ainsi que pour la lutte contre les violences et discriminations liées au genre et à l’orientation sexuelle. L’association se fonde sur des principes d’éducation populaire, d’intersectionnalité et de féminisme universaliste.
En 1966, dix ans après la création de l’association, une antenne du Planning Familial ouvre ses portes à Bayonne. Véritable période d’affirmation de l’égalité entre les sexes, les années soixante sont marquées par une révolution sexuelle qui ouvre la voie à une meilleure écoute et représentation du féminisme. L’ensemble des mobilisations de cette période a été fondamental dans l’élaboration d’une législation en faveur des droits des femmes, notamment via la légalisation de la pilule contraceptive en 1967 (loi Neuwirth) ou la dépénalisation de l’avortement en 1975 (loi Veil).
Soixante ans plus tard, l’antenne compte aujourd’hui une cinquantaine de militant·es actif·ves et près de 200 adhérent·es à travers les Pyrénées-Atlantiques. Mais malgré un maillage couvrant l’ensemble du territoire français, fort de ses 82 associations locales, le Planning Familial déplore un désengagement financier constant de l’Etat et des collectivités territoriales, qui fragilise durablement ses capacités d’action.
Liberté, égalité… sexualité
Face à la montée de la tendance réactionnaire mondiale, les droits des femmes apparaissent plus fragiles que jamais. Alors que l’obscurantisme vient aujourd’hui remettre en cause les droits reproductifs jusque dans des démocraties établies, il est nécessaire de défendre un accès équitable aux services de santé, à la contraception et à un avortement sûr et égal.
Je tiens une fois de plus à saluer le travail formidable du Planning Familial et apporte mon soutien entier à toutes celles et ceux qui continuent de porter ce combat pour l’émancipation des femmes et l’égalité réelle.
